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Les souvenirs reviennent vite, parfois la douleur de journées passées la pioche en main, souvent l’euphorie des vendanges, les repas festifs à la vigne, pépé éméché au pressoir, les copains qui aident et qui rigolent…
Y’a guère de famille forézienne qui n’ont eu leur vigne ou fait leur vin ».
« SAINT ROMAIN LE PUY C’EST NOTRE MONT SAINT MICHEL… »
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Dans le Forez, partout la vigne poussait, sous les clochers, entre les murs des clos de pisé, au pied des loges, sur la treille dans la cour de la ferme.
Le vin se vendait aux bistrots, les cafetiers achetaient des tonneaux.
Puis le vignoble s’est amenuisé, ruiné par les pestes que sont le mildiou et le phylloxéra et privé de ses travailleurs par deux guerres mortelles.
Etre vigneron en Forez aujourd’hui c’est faire revivre le meilleur de ce passé et miser sur la modernité. C’est profiter d’un bel espace de liberté, où l’on peut à la fois s’appliquer à perpétuer la tradition du vin d’appellation Côtes du Forez, tout en inventant d’autres vins par le biais de cépages ou de recettes atypiques.
Bienvenue sur notre site… qui se veut être la vitrine de notre savoir faire, et aussi le reflet de notre Forez, de ces paysages et de ces villages vignerons.
DANIEL MONDON
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Une rencontre avec Daniel Mondon, c’est un peu une rencontre du troisième type tant le personnage est hors normes, tant il est difficile de l’enfermer dans une définition.
Il est peut-être d’abord un paysan, au sens le plus noble du mot : il est d’un pays, dont il aime et perpétue la culture : le goût de la table bonne et saine, surtout quand elle est conviviale, l’amour de la pierre et du bois, du travail bien fait, le sens de l’entraide. Dans la tradition de l’ancienne paysannerie, il est toujours prêt à donner de son énergie pour ce qu’il aime et pour les autres, il est vrai qu’elle est débordante ! De nature taiseuse et discrète, il sait pourtant parler avec passion de ce qu’il fait. Et d’abord du vin. Viticulteur, à moins qu’il ne préfère vigneron, il l’est devenu un peu par hasard. Il fallait sans doute un grain de folie, beaucoup d’audace et de courage, il fallait savoir rêver et aussi relever les manches, il fallait être Daniel Mondon pour décider de transformer en vignoble les pentes broussailleuses du Pic de Saint-Romain. Il a obtenu un des meilleurs viogniers du marché, digne des meilleures tables, celles du Sénat par exemple.
« RENCONTRE EN TERRE AMICALE, AU PAYS DES VRAIES VALEURS »
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Mais Daniel ne s’arrête pas là, éternel chercheur d’or, il invente, il essaie, il trouve : vin de paille, vendanges tardives, cépages originaux ou en voie de disparition. Il ignore l’emploi des pesticides et des produits chimiques. Dans sa quête du meilleur il n’oublie pas de satisfaire nos yeux en confiant la réalisation de ses étiquettes à des artistes. Il donne à ses vignes un cadre digne d’elles en montant pierre à pierre des murs qui les accompagnent sur les chemins du Prieuré et se gorgent de chaleur les journées d’été.
Peut-on parler de Daniel sans évoquer son grand cœur, son sens profond de l’amitié et surtout de la famille : Christiane, sa femme, son frère, ses enfants et aussi le père de Christiane, son univers ?
Si je dois retenir une image de Daniel, c’est une soirée festive sur le Pic. Dégustation … et plus : Daniel au fourneau (ou plutôt à la broche, c’était un rôti), Christiane au service et son père à l’accordéon. Il y avait comme un retour aux chaudes soirées du temps de la batteuse, des parfums de vin et d’amitié flottaient dans l’air. On était bien.
/Serge Bérard,
Ancien maire de St Romain le Puy